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Badoit
pétille de joie
Avec plus de 300 millions de bouteilles vendues tous
les ans, Badoit est le leader, en France, des eaux
minérales naturelles gazeuses. Elle fonde,
depuis 2002, son discours sur le plaisir et le raffinement.
Par Jean Watin-Augouard
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“Je
surprends l'oreille, je charme l'œil, je chatouille le
nez, je picote la langue. Qui suis-je ?” Réponse : “le
champagne de l'eau” ou, en six lettres, BADOIT. Célèbre
parce qu'elle “facilite la digestion des gens bien-portants”
et qu'elle “rafraîchit les idées”, Badoit tient, parallèlement
à ses vertus thérapeutiques, la même promesse depuis sa
naissance : la joie de vivre. Connues dans l'Antiquité
et exploitées par les Romains (les bains d'un riche gallo-romain
Auditius ont été découverts sur place en 1844), puis tombées
dans l'oubli jusqu'à la Renaissance, les eaux minérales
de Saint Galmier (Loire) connaissent un renouveau aux
XVIIème et XVIIIème siècles. Richard Marin de Laprade,
conseiller et médecin ordinaire du Roy, leur consacre,
en 1778, une étude sur leurs vertus apéritives et curatives.
Les médecins comparent ses effets “exhilarants” - déjà
- !, à ceux du champagne. Leur destin changent quand un
voyageur de soierie, Auguste Badoit, alors âgé de trente
six ans, obtient, le 1er mai 1837, le fermage de la source
Fontfort (Font Phore au Moyen Age) située à Saint-Galmier,
au-dessus de la plaine du Forez1.
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Réclames parues dans lIllustration
durant les années 1930
avec les conseils prodigués
par Docteur Bien-Vivre |
Dès le bail signé, il vante les propriétés digestives
et diurétiques de sa source dans le Courrier de Lyon
du 11 juillet 1837. Mais c'est d'une autre source que
va jaillir l'eau à laquelle Auguste Badoit donne son nom
: une propriété voisine de la sienne a une source inexploitée
que Badoit rachète pour contrer la concurrence et qu'il
exploite à partir de 1845. Une aubaine puisque le bail
de la source Fontfort fut résilié en 1848. Puis, l'heureux
propriétaire de la source Badoit décide de lui donner
une toute autre vocation que celle qui lui était jusqu'alors
dévolue : avec moins de 600 buveurs par an, le thermalisme
a peu de chance de rivaliser avec Vichy ou Evian. Badoit
sera donc vendue, non pas en bonbonne mais en bouteille.

Réclame 1949 |

Années 1960 |
Auguste Badoit fait alors construire des entrepôts et
signe des accords avec des dépositaires : de 1837 à 1842
ces derniers passent de 26 à 95 en France dont plus de
la moitié sont des pharmaciens. En 1856, la source Badoit
occupe une quarantaine d'ouvriers qui emplissent et mettent
en caisse 6 300 bouteilles par jour. Quand Auguste Badoit
décède, en 1858, sa société vend 1 500.000 de bouteilles
par an. Sa femme et sa fille lui succèdent puis cèdent
la société en 1859 à un concurrent de la même ville, la
société André, le gendre de Madame Badoit, Benoit Cherbouquet,
restant maître de l'entreprise jusqu'à ce qu'elle se transforme
en société anonyme, en 1893.
Du
produit à la marque
D'autres sources seront exploitées permettant d'augmenter
les ventes. Badoit, dotée d'une verrerie en 1883,
va progressivement racheter les autres sources de
Saint-Galmier :sources Centrales en 1876, Courbière
et Nouvelle en 1886, Rémy et Noël en 1894 et Romaines
en 1910. L'étiquette n'apparaît sur les bouteilles
qu'en 1874, venant ainsi singulariser la marque qui
ne se distinguait jusqu'alors que par un simple cachet
vert et le slogan “eau de table sans rivale”. Revers
de la médaille : la marque n'échappe pas à la contrefaçon
de bouteilles qui affichent le nom Saint-Galmier ou
le cachet vert. Au temps d'Auguste Badoit, les bouteilles
étaient obturées par un bouchon scellé à la cire.
Elles sont cachetées au cours des années 1870 et en
1913, le bouchage “couronne” en métal remplace le
bouchage en liège2. Accessoire
indispensable à partir de cette date : l'ouvre-bouteilles
Badoit ! Signe que la marque s'adapte aux attentes
de ses clients, elle commercialise, depuis 1879, des
demi-bouteilles pour le marché parisien.
A la fin du 19ème siècle, Paris représente 65% du
total des ventes loin devant Lyon (6%), son second
marché. A l'international, Badoit possède des dépots
à Berne, Buenos Aires, New York et Barcelone mais
les ventes demeurent confidentielles.
Si le moyen publicitaire privilégié demeure, depuis
Auguste Badoit, l'envoi gratuit de caisses de bouteilles
aux médecins, la société multiplie les expériences
comme celle des kiosques lumineux à Paris dès 1889
ou l'édition de cartes postales illustrées (500 000
pour la seule année 1903). |
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Slogan des années 1960 |
Et puisque la mode est aux Expositions Universelles, Badoit
s'illustre avec une médaille d'or à Rome (1888), une médaille
d'argent à Barcelone (1888), le grand Prix à Marseille (1905)
et à Bruxelles (1910). Dès les premières années du XXème
siècle, des objets marqués au nom de la source, reconnue
d'intérêt public par l'Académie de médecine en 1897, sont
distribués gratuitement : porte-crayons en métal, gommes,
règles, protège-cahiers, buvards, menus illustrés pour restaurants,
images illustrées pour les enfants.
Gaité
et joie de vivre
Durant l'entre-deux guerres, l'agence Elvinger construit
le discours publicitaire de la marque. Porte-parole de
Badoit, le “Docteur Bien-Vivre”, dont le corps épouse
celui de la bouteille, affirme que l'eau de Saint- Galmier
Badoit est “source de santé”. Gaité et joie de vivre,
thèmes récurrents de la marque aujourd'hui, apparaissent
dès les années 30. Pour Noël 1930, une réclame vient déjà
nous “rafraîchir les idées” : “En son calice de cristal,
elle module, turbulente et joyeuse, un gazouillis argentin.
Gaité, Jeunesse, Santé, fusent avec les bulles légères.
Sous son masque insouciant, l'eau de Saint-Galmier-Badoit
cache ses vertus précieuses. Qu'elle soit de votre Fête
!… Les Sels bienfaisants chasseront de votre organisme
l'acide urique, ce terrible poison, et toutes autres toxines,
rançon sévère de si agréables festins.
”Au territoire de la digestion, Badoit ajoute celui de
l’“eau de régime” : “Ordonnance-type dosée par la Nature
pour le plus grand bien de votre santé, St-Galmier Badoit
vous offre sa merveilleuse vitalité, sa pureté naturelle
et sa bienfaisante minéralisation. Ne buvez que Badoit,
prestigieux régulateur de l'organisme ! C'est votre seule
eau de régime. St Galmier Badoit... tellement mieux !”
affirme une réclame en 1932. Bien avant le concept de
traçabilité des produits, Badoit, qui vient d'obtenir
un périmètre de protection en 1930, se veut “bac-té-rio-lo-gi-que-ment
pure ! c'est votre sécurité ! Attention ! ne vous fiez
pas à la transparence, peut-être mensongère, des eaux
dites potables. Votre seule sécurité, c'est de boire -
non pas une eau dont on prétend avoir détruit les germes
- mais une eau qui n'en a jamais contenu : St-Galmier-Badoit.
Jaillie des profondeurs granitiques, mise en bouteilles
sous le couvert d'une rigoureuse aseptie, elle reste toujours
pure, bactériologiquement pure.” (1932) Badoit, “la moins
chère des eaux de grande classe” est aussi celle qui “entretient
une heureuse sensation d'euphorie” ( 1937). Preuve que
Badoit ne veut pas être seulement l'eau de table, elle
suggère en 1938 un autre mode de consommation : “Au saut
du lit, vite Badoit ! Un verre de cette eau délicieuse,
véritable ”douche interne“ ça me met en forme et en gaité
pour toute la journée.” On ne parle pas encore d'extension
de territoire quand Badoit reçoit, en 1943, l'autorisation
de fabriquer des produits “Badoit-Mint” et “Badoit-Framboise”
!
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1997, "L'eau qui fait durer
le plaisir"
1991, "Il y a une vie après le repas" |
Digestion
heureuse pour une consommation de masse
37 millions de bouteilles en 1958, 250 millions en 2002
! Une telle progression mérite explications. La marque
acquiert une véritable notoriété quand, à la fin des années
cinquante, elle quitte la pharmacie pour les grandes surfaces.
Pour se distinguer des eaux concurrentes, Badoit joue
la carte de l'eau pétillante, source de plaisir, dès 1952
: “l'eau des bien-portants. Badoit n'a ni la fadeur des
eaux plates, ni la turbulence des eaux gazéifiées : son
pétillement plaît au goût et laisse l'estomac léger.”
Au début des années 60, Badoit devient synonyme de joie
: “ni plate, ni trop gazeuse. En vous offrant Badoit,
la nature fait don à votre santé de ce qu'elle a de meilleur.
Salutaire à votre organisme et agréable à votre palais,
Badoit est source de santé et de plaisir, donc de joie
de vivre !” (1963).
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| Saga animalière
de 1998 à 2002, pour voir la vie autrement. |
Elle est “ni plate, ni trop gazeuse mais doucement pétillante”
(1964). Toujours sous la signature de l'agence Elvinger,
Badoit affirme : “Il y a trois sortes d'eaux minérales
: les plates, les gazeuses et Badoit. Le meilleur crû
d'eau minérale du monde. L'eau à la saveur de roche.”
(1966) “Pourquoi ceux qui détestent l'eau gazeuse aiment-ils
Badoit ? Parce que Badoit n'est pas, vraiment, une eau
gazeuse : elle pétille doucement et n'incommode jamais.”
(1966). Gaité,joie de vivre... Badoit joue également la
carte de l'humour avec le célèbre slogan signé Jean Feldman
en 1960 “Et Badadi, et Badadoit, la meilleure eau, c'est
la Badoit”, décliné en “et patati et patatoi,...” (1962).
Signe que la publicité n'est pas sans incidence sur les
ventes, celles-ci quintuplent de 1958 à 1967. Associé
depuis 1960 avec la Société des eaux minérales d'Evian
dans la Société de participation, Badoit fusionne avec
Evian en 1965, et l'ensemble intègre BSN en 1970. Période
charnière pour Badoit qui connaît alors un léger déclin
: les ventes qui avaient atteint 57 millions de bouteilles
en 1967, chutent à 37 millions en 1972. Une étude réalisée
par BSN sur les attentes des consommateurs sauve la marque3.
Sur une idée de Bernard Brochand, Badoit devient “l'eau
des digestions heureuses”, celle qui “facilite la digestion
des gens bien portants”. Le thème de la digestion-plaisir,
de la digestion joyeuse, - digestion parce que la marque
est riche en bicarbonates et plaisir par son goût légèrement
salé4 -, va permettre à Badoit
de se démarquer des autres eaux minérales qui la concurrencent
fortement telles Vichy Saint-Yorre et Perrier.
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Habillage Métrobus en 1998 |
Depuis 1999,
la marque s'habille pour Noël
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Habillage signé Desgrippes en 1999
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Badoit Maxi lancée en 2002 |
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Preuve de la modernité de la marque : BSN lance
en 1973 la bouteille en plastique. La saga publicitaire
télévisée peut commencer ! Le premier spot réalisé
par l'agence DDB met en scène, en 1972, à la manière
des jeux d'Interville, deux équipes, l'une de Saint
Galmier, l'autre de Mamers s'opposant lors d'un
concours de choucroute et d'épreuves sportives.
Qui sort vainqueur ? L'équipe de Saint Galmier et
Badoit, bien sûr ! Signature “Badoit facilite la
digestion et maintient en forme”. En 1974, dans
un second spot, Jean Amadou, critique gastronomique,
commande à Gérard Jugnot, chef cuisinier, une bouteille
de Badoit et peut écrire : “dans un cadre charmant,
nous fîmes un délicieux repas que j'accompagnais
d'une boisson légère…”. C'est alors qu'apparaît
le slogan “L'eau de Badoit facilite la digestion
des gens bien-portants”, slogan qui conclut également
les spots réalisés avec les Frères Jacques (de 1975
à 1978).
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En 1979, sur le thème de la chanson du film Viva
Maria (1965) où Jeanne Moreau chantait en duo avec
Brigitte Bardot “Ah les petites femmes de Paris”,
quatre femmes entonnent, “ah les petites bulles
de Badoit...”, “L'eau de Badoit, une bien agréable
façon d'aider la digestion” 5.
1982 : avec le film “l'école de danse”, Badoit inaugure
deux décennies de complicité avec Charles Trenet et l'une
de ses plus célèbres chansons “Y'a d'la joie”. Badoit, “l'eau
des digestions légères” est aussi celle qui “nous met en
joie” et “fait chanter les bons repas”. En 1985, pendant
qu'un voyageur fait bombance au wagon-restaurant, six jeunes
(les six lettres de Badoit) se retrouvent sur le toit du
train dansant une comédie musicale. A l'heure où diététique
et équilibre sont les maîtres mots du discours alimentaire,
Badoit se veut synonyme de plaisir communicatif : dès la
première gorgée, un client grimpe sur la table d'une brasserie
et entraîne une jeune femme dans une danse endiablée sur
l'air de “Y'a d'la joie dans Badoit”. Charles Trenet prête
sa voix pour lancer, en 1988, Badoit aromatisé menthe et
citron. Cette innovation est rendue possible par l'application
en France de la directive européenne sur les eaux minérales
(1980) qui autorise la commercialisation de boissons fruitées
à base d'eau minérale naturelle. Signe que la marque ne
souhaite plus être identifiée au seul univers du repas,
la scène montre une auto-stoppeuse proposant au conducteur
d'une Coccinelle de déguster les nouveaux produits. Badoit
devient un produit nomade6.
Les ventes décollent : 37 millions de bouteilles en 1972,
240 millions en 1988. L'année suivante, Badoit est confrontée
à une hausse subite de sa demande durant un été torride
et à une rumeur selon laquelle la source atteindrait sa
limite de capacité !7 Comment,
dès lors gérer la rareté ? En valorisant au mieux le produit.
La bouteille adopte la couleur verte, couleur haut de gamme
identifiée à celle du champagne, opte pour une forme plus
élancée, se dote d'un bouchon blanc et revêt une étiquette
stylée. Sa contenance passe de 1,25 l à 1 litre et le lancement
de bouteilles de 33 cl. permet de multiplier les occasions
de consommation sans courir le risque de ruptures.
Avec pour slogan “Badoit, il y a une vie après le repas”,
la marque joue en 1991 sur le ton de l'humour décalé et
de la légèreté : on retrouve des traces de pas sur la
table d'un restaurant après un déjeuner, traces qui se
prolongent même sur le mur, des Japonais habitués à voyager
en groupes organisés sortent d'un restaurant en désordre,
enfin, un chef d'entreprise, de retour du déjeuner, joue
dans son bureau avec un avion en papier8.
Humour toujours quand Badoit devient, en 1997, “L'eau
qui fait durer le plaisir” et se décline autour “l'eau
des tables pour la vie”, “l'eau des tables qui réveillonnent”...9
De la digestion à la convivialité

Etiquette conçue
en 2003 par
Tsuyoshi Hirano |
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La
fin des années 90 annonce un changement dans les
modes alimentaires : “les repas sont plus légers
et la problématique de la digestion devient moins
cruciale pour les consommateurs”, rappelle Patrick
Buffard, directeur marketing de Danone Eaux France.
Badoit quitte le territoire des vertus digestives
pour celui de la convivialité et de la complicité.
Boire Badoit fait pétiller les sens et l'esprit.
La marque réconcilie les ennemis d'hier. Preuve
que le corbeau et le renard, le zèbre et le lion,
ou la poule et le renard peuvent cohabiter, Badoit
les réunit en 1998 dans une campagne publicitaire
autour du thème “Peut-on envisager un repas sans
Badoit ?”, “Prends de la Badoit et ton repas pétillera,
tu verras la vie autrement”.
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Sur le concept de “Badoit et la ville pétille”,
la marque réalise une grande première en choisissant
l'affichage mobile : sept bus habillés en volume
par Métrobus avec des animaux sillonnent Paris en
novembre 199810.
En mai 1999, la bouteille Badoit voit, elle aussi, la vie autrement
: l'agence Desgrippes lui donne un nouvel habillage en PET,
une forme plus fine avec un col allongé et la gamme s'élargit
: lancement d'un 50cl. en plus des 1L et 33cl. Afin de multiplier
les occasions et les lieux de consommation, Badoit s'illustre
de nouveau à travers une nouvelle campagne de communication
en 1999. Réalisée en 3D, elle prend comme toile de fond
les Fables de La Fontaine : la cigale est reçue par la fourmi
dans son appartement, le lièvre et la tortue partagent un
piquenique champêtre, la grenouille et le bœuf se retrouvent
au restaurant11. Foin de la
morale de La Fontaine, Badoit est synonyme de bonne humeur,
joie et ouverture aux autres : après un bon repas et un
peu d'eau gazeuse, la vie pétille de nouveau et les antagonistes
font la paix. Virage à 180° en 2002 : après vingt ans de
complicité avec Charles Trenet, Badoit bascule dans une
atmosphère plus cosmopolite au son de la ritournelle latino
Quizas,quizas,quizas12.
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La marque quitte l'univers de la table pour un
nouveau lieu, celui de la fête entre amis ; elle
abandonne la promesse de digestion pour le plaisir
et l'ouverture d'esprit en revisitant le conte de
Cendrillon. Grâce à “Badoit, l'eau qui rafraîchit
les idées”, nouvelle signature de la marque, le
Prince Charmant ne rejette pas la pauvre Cendrillon,
qui à minuit se retrouve en haillons ; il n'hésite
pas à déchirer ses vêtements pour se mettre à niveau
et l'entraîne dans une danse endiablée. “Avec cette
nouvelle campagne, nous souhaitons reparler de façon
forte du plaisir organoleptique du produit et placer
la marque dans un univers plus valorisant, parce
plus ouvert et cosmopolite”, explique Patrick Buffard.
La marque n'oublie pas pour autant que sur les 250
millions de bouteilles vendues tous les ans, 25%
sont destinées aux circuits hors grandes surfaces.
Eau de prédilection des restaurants, Badoit organise
des événements - “Badoit Boisson d'Avril”,“La Chasse
aux capsules”, “Le visiteur mystère”-, destinés
à fidéliser les serveurs. Les restaurateurs ne sont
pas en reste. Depuis 2000, le journal “Fines Bulles
et Belles Tables” leur est destiné : diffusé à 6000
exemplaires, un nouveau numéro est édité chaque
saison.
L'eau qui rafraîchit
les idées, 2002
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Enfin, depuis septembre 2002, les bouteilles en verre destinées
au circuit restauration, sont dotées d'un nouvel habit de
fête conçu par l'illustrateur Tsuyoshi Hirano et l'agence
Pro Deo (Young & Rubicam). Toutefois, afin d'accroître sa
visibilité, Badoit ne se limite pas au territoire de la
restauration classique et explore de nouveaux circuits :
distribution automatique, restauration “moderne” (fast food),
stations-service, restaurants d'autoroute, restaurants d'entreprise.
Pique-nique du
14 juillet 2000 |
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Illustration de cette modernité, elle devient le
“partenaire pétillant” du pique-nique géant organisé
le 14 juillet 2000 : sur une nappe de 2,32 mètres
de large et de 600 km de long, Badoit souhaite onze
millions de fois “bon appétit”.
Pour élargir encore sa franchise de marque, Badoit
devient en 2001 une eau gourmande avec Vertigo et
ses trois parfums : mangue/citron, citron/citron
vert et framboise/pomme verte. Proposée en format
33 cl, cette offre sort Badoit de la consommation
familiale pour une consommation individuelle et
la fait pénétrer dans l'univers des soft drinks.
Enfin, pour séduire un consommateur toujours à l'affût
d'événements et de nouveautés, la marque n'hésite
pas à animer l'ensemble de sa gamme en magasin.
L'eau gourmande
depuis 2001
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Dès 1999, elle propose une série limitée pour les fêtes
de fin d'année : la Badoit Noël. En décembre 2002, elle
lance même deux bouteilles différentes : l'une décorée
de bulles bleues et vertes sur un verni satiné/givré pour
le circuit GMS, l'autre décorée de bulles rouges pour
les traiteurs, deux réalisations de l'agence Cent Degrés.
Toujours en 2002, Badoit lance un nouveau format promotionnel
: la Badoit Maxi, d'une contenance de 1,15 litre (15%
gratuit), référence commercialisée pendant toutes les
périodes de fête et les vacances d'été. Innovation packaging
: le logo est incrusté sur la bouteille. En forme de sourire,
il inspire une certaine… joie de vivre ! Début 2003, pour
relayer le lancement du nouveau film “Cendrillon”, les
étiquettes des bouteilles en plastique se parent de visuels
extraits du film : Badoit, l'eau qui rafraîchit les idées
!
1 - Depuis 1827, le Conseil
municipal de Saint-Galmier avait signé un bail à ferme
à Claude Minjard, cordonnier et Claude Junieu, forgeur,
puis à un certain Puvel. La nécessité d'investir pour
créer de nouvelles fontaines conduit le Conseil municipal
à trouver un autre candidat !
2 - La forme de la bouteille donnera l'expression
“Des épaules en bouteille de Saint- Galmier.” On disait
cela de quelqu'un dont les épaules étaient étroites et
tombantes.
3 - L'étude réalisée
par BSN dégage en 1972 les principales motivations
des consommateurs d'eaux minérales : digestion
(20%), croissance des enfants (19%), pureté (18%)
et anticaries (18%).
4 - Si les eaux minérales des régions
volcaniques sont, le plus souvent, sodiques, mg/l) contribue
à faciliter la digestion. La dose de fluor contenue
(1 mg/l.) permet de prévenir la carie dentaire.
Avec 85 mg par litre de magnésium, Badoit aide
à combattre la fatigue.
5 - Autre déclinaison avec les
quatre danseuses en 1979 et les quatre
serveurs en 1981 : l'eau de Badoit, c'est
la gaité.
6 - En 1990, Christian Clavier prête
sa voix à Badoit dans le spot aromatisé
montrant une femme se reposant sur un transat dans son
jardin : aucune calorie, Badoit menthe, Badoit citron,
en tout cas y'a d'la joie. Le même Christian
Clavier donne le ton en 1991 dans la série des
verres printemps, Pâqueset
1er mai.
7 - Danone a lancé Salvetat en
1992 à la suite des ruptures de la source Badoit.
8 - 1990 : dans un bateau,
les clients attablés s'ennuient quand un homme
surgit soudain avec une valise pleine de bouteilles de
Badoit; l'orchestre change de rythme et tout s'éveille
à la joie : Badoit, prenez vos repas à
la légère. En 1992, Badoit accompagne
un couple dans un champ de coquelicots. En 1995 et 1996,
Badoit, l'eau qui fait durer le plaisir se
déshabille sous l'air d'une chanson de Joe Cocker.
Des billboards apparaissent sur Canal plus pour Télé
Dimanche et la semaine des Guignols en 1996.
9 - L'eau des tables qui s'improvisent,
l'eau des tables avec vue sur la mer, l'eau
des tables en tête à tête, l'eau
des tables à rallonges, l'eau des tables
légères, l'eau des tables de
jardin,etc.
10 - Ces bus habillés par Badoit
proposèrent pendant deux jours aux Parisiens de
découvrir les statues animalières de la
capitale : les Chevaux de Marly, les Lions de la place
Saint Sulpice,etc
11 - Les cinéphiles reconnaîtront
les voix de Sabine Azéma (la fourmi), Anémone
(la cigale), Jean Rochefort (la tortue), Daniel Prévost
(le lièvre), Catherine Frot (la grenouille) et
Gérard Darmon (le bouf).
12 - Film réalisé par Siraj
Javehri. La chanson, interprétée par Paolo
Domingo, est éditée en CD. Autre version
: celle de Nat King Cole pour le film In the Mood for
Love.
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