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Revue des marques : numéro 89 - janvier 2015
 

Danone, la pérennité par la protection collective

Depuis de nombreuses années, Danone Eaux France porte, au travers de ses eaux minérales naturelles, une conviction forte : l’importance de protéger et gérer durablement la pureté et l’origine de ses eaux, au service des générations d’aujourd’hui et de demain.

Jean Watin-Augouard


Evian
Trans-pa-rence ! Aussi bien dans les pratiques, les process, les produits que dans les comportements… Si les consommateurs ne défilent pas encore dans les rues, pancarte à la main, pour l’exiger, du moins exprimentils leurs craintes et leurs souhaits sur les réseaux sociaux.
La moindre crise, et c’est la marque qui voit sa réputation fragilisée. Il n’est pas un secteur qui échappe, aujourd’hui, à la vigilance des consommateurs-citoyens. A fortiori l’Eau, qui, avec la Terre, l’Air et le Feu, est l’un des quatre éléments à l’origine de la vie ! Le nom « evian » ne vient-il pas du mot celte evua ou ew qui signifie « eau ». Dans evian, il y a Ève, vie et via. Mer et mère, elle est source de vie, de jouvence et de jeunesse, les trois thèmes dominants de l’univers symbolique de l’eau. Plus qu’un produit, elle relève du sacré. N’estelle pas déclarée d’intérêt public depuis 1926 ?

Pédagogie

À l’aide d’outils pédagogiques et de témoignages d’experts, Danone Eaux France nous raconte son métier de minéralier et nous rappelle que ses quatre eaux minérales naturelles sont : « Créées par la nature, protégées par l’homme ».
Ainsi sont proposés sur les sites des quatre marques – evian, Volvic, Badoit et La Salvetat – des illustrations et des vidéos d’équipes, aussi bien minéraliers que décideurs locaux, dédiées à la protection des sources. Patrick Lachassagne, hydrogéologue et responsable environnement et ressources en eau pour Danone, explique que « la spécificité d’une eau minérale est donnée par la nature des roches qu’elle traverse et les cheminements qu’elle emprunte. »
Microbiologiquement saine et naturellement pure, qu’elle soit plate ou gazeuse, l’eau est embouteillée sans avoir été en contact avec la main de l’homme. Et ce grâce à l’action préventive du fontainier, « gardien de l’eau », qui assure la maintenance des installations, de la pompe de forage jusqu’à la remplisseuse à l’usine d’embouteillage.
Afin que chaque source puisse se renouveler au rythme de la nature, Danone adopte une exploitation raisonnée grâce, en particulier, à l’outil SPRING (Sustainable Protection and Resource managING) qui, sous le contrôle de l’hydrogéologue, établit un standard de gestion optimale des ressources, tant sur le plan de la quantité que sur celui de la qualité. De fait, seulement 15 % du gisement de Volvic, qui se renouvelle en permanence, est exploité.

Quand l’APIEME fait école

Salvetat
Ainsi les consommateurs peuvent-ils découvrir sur le site evian.fr que l’eau d’evian chemine pendant plus de quinze ans à travers les roches, s’enrichissant en éléments minéraux essentiels. La main de l’homme ne saurait la polluer. Depuis 1992, l’Association de protection de l’impluvium de l’eau minérale d’evian (APIEME) associe, par une politique de filière gagnant-gagnant, les agriculteurs et les éleveurs, mais aussi les acteurs locaux ou parties prenantes dans un partenariat public/privé (1). Ses actions se déclinent selon trois axes : veiller à la protection des milieux naturels, promouvoir une activité agricole raisonnée et aménager de façon responsable le territoire.
« Concrètement, explique Cathy Le Hec, responsable des politiques de protection et d’environnement des sources de Danone, nous accompagnons les élus pour mieux maîtriser les apports des sels de déneigement sur les routes et nous aidons les agriculteurs à adopter des méthodes de culture ou d’élevage plus écologiques. » Au nombre des actions phares conduites par l’APIEME, le projet Terragr’Eau méthanisation, qui consiste, dans le cadre d’une économie dite « circulaire », à construire une usine de méthanisation et à initier le développement local de l’énergie verte : grâce à l’implication de près de 70 % des agriculteurs de l’impluvium, evian collecte les 36 000 tonnes de déchets organiques de 2 200 têtes de bétail, réparties sur 63 % des surfaces agricoles du site. Ces déchets peuvent être valorisés par l’usine en biogaz – réinjecté dans le réseau de gaz naturel – ou en engrais naturel destiné à fertiliser les terres des agriculteurs partenaires.
Preuve de l’efficience de l’APIEME, l’impluvium d’evian est classé, depuis 2008, site Ramsar (2), ce qui fait d’evian la première eau minérale naturelle dont la zone d’infiltration est reconnue comme zone humide d’importance internationale pour l’environnement et le climat.

Badoit
Mais, souligne Cathy Le Hec, « il ne s’agit pas d’imposer des politiques basées sur des contraintes ou d’appliquer un modèle de standard de gestion, car chaque source est unique. » La qualité de Volvic remonte à quelque deux millions d’années. L’impluvium couvre 38 km2, sur lesquels chaque goutte d’eau effectue un parcours de cinq ans à travers les six couches de roches volcaniques d’Auvergne. La société des eaux de Volvic a conçu un partenariat avec les mairies des quatre communes.
Le Comité environnemental pour la protection de l’impluvium de Volvic (CEPIV) anime depuis 2006 des actions de protection de l’écosystème des volcans avec l’ensemble des acteurs du territoire : les collectivités, la région, les associations...
Il se singularise en particulier par son engagement aux côtés de la LPO (Ligue de protection des oiseaux) d’Auvergne en faveur de la protection d’une espèce de rapaces menacée : le milan royal (3). Le CEPIV participe également au projet Life + SEMEAU de l’Union européenne, qui porte sur la définition d’une meilleure gestion forestière dans les zones où la qualité de la ressource en eau est importante. Il évalue le rôle de la forêt sur la qualité et la quantité des ressources en eau en fonction des données recueillies sur l’impluvium.
Le site de Volvic partage ses compétences avec des experts de l’ONF, de l’école des Mines de Paris, des volcanologues, et des ydrogéologues de la région Auvergne.

Volvic
L’eau de Badoit, dont le cycle commence à 3 000 mètres en sous-sol, jaillit naturellement pétillante à Saint Galmier, dans le Massif central, à une température constante de 16 °C.
Associant les acteurs locaux, La Bulle Verte participe par ses actions à l’aménagement du territoire et à la sensibilisation pour protéger les espaces naturels et la biodiversité.
L’association encourage un aménagement raisonné des villages.
Son programme vise, en particulier, à supprimer l’utilisation des désherbants chimiques dans les espaces verts.
C’est dans le Parc naturel du Haut-Languedoc que La Salvetat, au contact de roches cristallines vieilles de plus de six cent millions d’années, se charge en minéraux et en gaz carbonique. Son impluvium de 81 km2 est protégé par la Politique environnementale pour la protection de la source La Salvetat (PEPS’S), qui entend accompagner les communes rurales dans leur politique d’assainissement des eaux usées par l’aide à la création de nouveaux réseaux et à la modernisation des stations.
À ce jour, les quatre sites accueillent plus de 200 000 visiteurs, qui en découvrent, grâce aux visites guidées, les origines géologiques, les lignes d’embouteillage et les impluviums...
Sans oublier, bien sûr, d’en déguster les eaux ! Ici, la marque prend tout son sens : le faire-savoir du savoir-faire de l’homme. Au reste, ne sommes-nous pas entrés dans l’ère de l’économie de la connaissance ?

Notes

1 - La forme juridique du partenariat est une association loi 1901 dans laquelle Danone est membre du conseil d’administration au côté des collectivités locales représentées par leur maire et leurs adjoints.
2 - La Convention internationale de Ramsar est un traité intergouvernemental signé en 1971 à Ramsar, en Iran, sous l’égide de l’Unesco. Il a permis de classer et de protéger à ce jour plus de 1 900 zones humides de par le monde.
3 - Pour cet engagement, Volvic a reçu en 2010 le premier trophée de mécénat de compétences par le ministère de l’Écologie.
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