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Revue des marques : numéro 63 - juillet 2008
 

Marque, nutrition, santé, bien-être

On voit émerger une nouvelle préoccupation : le consommateur, sensibilisé à la fois par les crises sanitaires et par la question de l'obésité, se préoccupe de l'incidence de son alimentation sur sa santé et sonbien-être.

PAR ALAIN DE CORDEMOY


ALAIN DE CORDEMOY

"Ton aliment sera ta première médecine"- Hippocrate.

Dans le budget des ménages français, la part des dépenses alimentaires est en diminution régulière, en raison du développement des dépenses préengagées, liées notamment au logement, au goût pour les nouvelles technologies, et aux coûts de l'énergie et des transports.

Mais au-delà de cette évolution strictement quantitative, il y a un changement profond dans les attentes des consommateurs vis-à-vis de leur alimentation. Bien sûr, elle reste une nécessité vitale, la recherche de plaisir (très présente en France) venant ensuite, mais on voit clairement émerger une nouvelle préoccupation : le consommateur, sensibilisé à la fois par les crises sanitaires récentes et par la question de l'obésité, se préoccupe de l'incidence de son alimentation sur sa santé et son bien-être.

C'est bien sûr, pour les marques, une grande opportunité de création de nouveaux marchés et d'innovation (voir les exemples de Fruit d'Or ou de LU), mais c'est aussi une source de grande responsabilité pour les entreprises, dans ce qu'elles doivent communiquer au consommateur.

La nutrition est une science relativement récente (la première chaire de nutrition à la faculté demédecine de Paris date de 1980), loin d'être totalement maîtrisée et aux règles souvent complexes. L'information nutritionnelle est délicate, voire contradictoire. Les messages sanitaires qui accompagnent maintenant les publicités alimentaires n'ont pas montré leur efficacité. Et les risques de dérapage sont importants : les allégations nutritionnelles et sanitaires doivent pouvoir être scientifiquement argumentées.

Faire évoluer les habitudes alimentaires est long et délicat, et ce n'est sûrement pas affaire de lois et de règlements. Cela passe par une véritable éducation nutritionnelle, une incitation à l'activité physique, notamment des plus jeunes, et par un discours positif, car une bonne alimentation est d'abord affaire d'équilibre et de variété, sans oublier le plaisir et la convivialité.

Les marques peuvent et doivent participer à cette évolution. Sollicitées récemment par la Commission européenne (DG Sanco), les entreprises de l'AIM se sont engagées clairement à placer la santé et le bien-être des consommateurs au centre de leur recherche développement, de leurs innovations et de leur communication commerciale.

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